
L'or recule de -3,21 % : une semaine de forces contraires
Du 1er au 5 juin 2026, l'or termine la semaine à 121,24 €/g, en baisse de -3,21 %.
La semaine a été dominée par quatre signaux contradictoires : la remontée du pétrole, un vote du Congrès américain sur l'Iran, un retour des achats des banques centrales et des chiffres de l'emploi américain bien au-dessus des attentes. L'or n'a pas trouvé de direction claire et termine en recul.
1 juin : le pétrole piège l'or
En début de semaine, le pétrole remonte avec les tensions au Moyen-Orient, ravivant les craintes d'inflation.
Pour l'or, le paradoxe est net : plus le risque géopolitique monte, plus la Fed a de raisons de maintenir des taux élevés. La valeur refuge se retrouve sous pression par le mécanisme même qu'elle est censée protéger. L'or ouvre la semaine en recul.
3 juin : les banques centrales rachètent
Après des ventes nettes en mars, les banques centrales sont redevenues acheteuses en avril selon le World Gold Council : 17 tonnes achetées au total. La Pologne mène avec 14 tonnes, portant ses réserves à 595 tonnes. La Chine acquiert 8 tonnes, son plus haut mensuel depuis décembre 2024, et enchaîne 18 mois consécutifs d'achats.
Ce soutien structurel a limité la baisse en milieu de semaine. Il ne suffit pas à inverser le mouvement, mais rappelle que la demande institutionnelle reste présente.
4 juin : le Congrès veut mettre fin à la guerre
La Chambre des représentants vote 215 à 208 pour limiter les pouvoirs militaires de Trump en Iran, avec quatre républicains rejoignant les démocrates. Le coût économique de la guerre, notamment les prix de l'essence à plus de 5 dollars le gallon, commence à peser sur les élus.
L'or rebondit de +1,74 % dans la foulée, porté par l'espoir d'une désescalade. Un accord en Iran ferait baisser le pétrole et détendrait les anticipations d'inflation, ce qui réduirait la pression sur la Fed.
5 juin : l'emploi américain efface les gains
Le lendemain, les données de l'emploi américain douchent le rebond. Les créations d'emplois en mai atteignent 172 000, soit le double des 85 000 anticipés. Un marché du travail aussi solide renforce les arguments des membres de la Fed favorables à une hausse des taux : les probabilités d'un resserrement en décembre bondissent à 61 %. L'or efface une partie de ses gains de la veille et termine la semaine en net recul.
À retenir
L'or termine la semaine à 121,24 €/g, en baisse de -3,21 %.
Les banques centrales continuent d'acheter. Le Congrès envoie un signal de désescalade. Mais l'emploi américain reste solide et maintient la pression sur la Fed. Dans ce contexte, l'or recule, pris entre des signaux contradictoires sur les taux et la géopolitique.
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Pour aller plus loin
Comparez cette semaine au cours de l’or actuel et au classement des réserves d’or des banques centrales.
Sources et méthode
- Bureau of Labor Statistics : rapport sur l’emploi de mai 2026.
- World Gold Council : demande des banques centrales au premier trimestre 2026.
Les prix en euros sont des instantanés Kara. L’attribution des variations quotidiennes à une nouvelle précise est une interprétation éditoriale, pas une causalité démontrée. Sources vérifiées le 1er septembre 2026.