L'or recule de -1,17 % : sous pression des deux côtés de l'Atlantique

L'or recule de -1,17 % : sous pression des deux côtés de l'Atlantique
Du 7 au 11 septembre 2026, l'or termine la semaine à 121,20 €/g, en baisse de -1,17 %.
Emploi américain solide, prix de l'énergie qui flambent, Fed et BCE qui durcissent le ton en même temps : l'or a cédé du terrain toute la semaine. Même des flux records vers les fonds or et un regain de demande refuge n'ont pas suffi à inverser la tendance.
7 septembre : l'argent recule davantage que l'or
L'emploi américain solide renforce les anticipations de hausse des taux. En début de séance, l'argent cède 1 %, contre 0,7 % pour l'or.
L'or n'est pas seul sous pression, mais il résiste mieux que l'argent, plus volatil et plus exposé à l'industrie. Le métal jaune ouvre la semaine en repli, plombé par le scénario d'une Fed plus dure.
8 septembre : des pétroliers attaqués en Iran
Les attaques ravivent la demande de valeur refuge. L'or touche un point bas puis commence à remonter.
Le retour des tensions géopolitiques joue son rôle habituel de soutien : face à l'incertitude, une partie des investisseurs se replie sur l'or. Le métal amorce un rebond après son point bas.
9 septembre : 18 milliards entrent dans l'or
Les fonds or ont attiré 18 milliards de dollars en août, un record. Les réserves atteignent 4 189 tonnes, un plus haut historique.
Ce chiffre témoigne d'un appétit structurel record pour l'or de la part des investisseurs. Un signal de fond solide, qui rappelle que la demande de long terme reste très forte malgré la volatilité de court terme.
10 septembre : le diesel s'envole de 24 %
Le diesel bondit de 24 % en un mois et fait exploser les coûts. L'inflation repart et l'or chute à son plus bas.
La flambée des prix de l'énergie ravive les craintes d'inflation, ce qui maintient la pression sur les taux. L'or replonge, effaçant le rebond des jours précédents.
11 septembre : la BCE resserre aussi
La Banque centrale européenne relève ses taux et avertit sur l'inflation. L'or reste sous pression des deux côtés de l'Atlantique.
Quand la Fed et la BCE durcissent le ton en même temps, l'or perd du terrain partout : des taux plus élevés en dollars comme en euros augmentent le coût de détention d'un actif qui ne rapporte aucun intérêt.
À retenir
L'or termine la semaine à 121,20 €/g, en baisse de -1,17 %.
L'or a subi une pression venue des deux rives de l'Atlantique : une Fed ferme, une BCE qui resserre à son tour, et une inflation ravivée par la flambée de l'énergie. Les tensions en Iran et des flux records vers les fonds or lui ont offert des soutiens ponctuels, sans suffire à compenser. Un signe que la demande de fond reste solide, même quand les taux dominent le court terme.
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